Pour faire suite au billet "Fatigue, Maux de tête, Asthme ? CHANGEZ D'AIR" du 2 janvier dernier, je vous présente un nouveau volet concernant votre intérieur :

Servez-vous des plantes pour dépolluer votre intérieur


Nous allons procéder pièce par pièce, bien évidemment vous pouvez placer ces plantes dans n'importe quelle pièce... Je vous conseille de cliquez sur les produits chimiques (ça fait peur mais c'est éloquent !)

Séjour - Salon

Le Gerbera

Aux belles fleurs rondes, existe en plusieurs teintes.

Agit contre : benzène, tricloréthylène, formaldéhyde, toluène

Entretien : arrosage régulier en période de floraison. Maintenez toujours le terreau humide et vaporisez la plante de temps en temps avec de l'eau de source.

Environnement : clair et ensoleillé, proche d'une fenêtre où il pourra s'épanouir


Conseils
: le Gerbera est très sensible aux attaques de pucerons et autres mouches blanches. Pour ne pas polluer votre intérieur, préférez un traitement biologique pour les combattre.

Bureau - Séjour - Cuisine

Le Cactus colonnaire

Faites-en votre allié !

Comme les lampes de sel vendues sur ce site, le cactus colonnaire absorberait les radiations électromagnétiques produites par les appareils électriques, tels que les ordinateurs, de plus en plus présents dans nos foyers. Certaines personnes ont vu disparaître leurs maux de tête après avoir installé trois petits spécimens de cactus colonnaire sur leur bureau.

Agit contre : ondes électromagnétiques (micro-ondes, télévision, ordinateur...)

Entretien : très facile d'entretien, peu d'eau qui risquerait de le faire pourrir ; lumière très importante

Conseils : le substrat doit être bien drainé (mélange de terreau et petits graviers, par exemple) ; arrosage mensuel en hiver, modérément le reste de l'année

Faites-en votre allié mais ne le confondez-pas avec votre souris !

Chambre - Bureau - Séjour

Le Spathiphyllum

Pas très facile à retenir, pourtant si je devais vous conseiller une plante dépolluante, je choisirais celle-ci.  Ses fleurs blanches atypiques lovées dans un beau feuillage vert font d'elle une plante très décorative. Elle absorbera en outre très efficacement les composés organiques volatils contenus dans les colles, peintures et vernis utilisés dans la maison.

Agit contre : benzène, formaldéhyde, ammoniac, xylène, trichloréthylène

Entretien : Cette plante est facile d'entretien, se contente de peu de lumière mais a besoin d'une température stable entre 18 et 22 °C toute l'année et d'un taux d'humidité suffisant (sans laisser l'eau stagner dans la coupelle). Pour cela, placez la plante sur une coupelle remplie de billes d'argile. 

Conseils : évitez les rempotages et préférez une fertilisation régulière

Séjour - Grandes pièces

Le Kentia

Contre les méfaits des parfums d'intérieur

Ce palmier d'intérieur (bon, normalement, il pousse au nord de l'Australie sur l'île de Kentia) a besoin de grandes pièces pour s'épanouir correctement. Il lutte contre l'hexane notamment, utilisé dans certains parfums d'intérieur.
Souvent vendu en pot de plusieurs pieds, il est composé d'un tronc d'où partent des pétioles surmontés de grandes feuilles. En vieillissant il perdra la majesté de son port.

Agit contre : benzène, hexane (composés organiques volatils toxiques émanant des désodorisants, fumée de cigarette, fenêtres en PVC, papier peint, moquette collée)

Entretien : lumière mais pas de soleil direct ; s'accommode aussi de la pénombre

Conseils : si l'atmosphère est sèche, pensez à humidifier le feuillage (pour lutter notamment contre les acariens.

Et pourquoi aussi, ne pas oublier les parfums d'intérieur et vous mettre aux huiles essentielles ? Exit les produits chimiques contenus dans ces désodorisants !

Cuisine - Salle de Bains

L'Azalée

Rangez-la à côté des produits d'entretien !

Certains produits d'entretien contiennent de l'ammoniac, contre lequel l'azalée est très efficace. Cette plante s'achète en hiver et jusqu'au printemps et fleurit admirablement, déployant ses fleurs rouge, rose, orangé ou blanc. Elle est de culture assez simple mais provenant d'un milieu subtropical, elle supporte mal les chaleurs sèches de nos appartements (il lui faut de 15 à 20°C au maximum).
Si elle est de culture assez simple, l'azalée provient d'un milieu subtropical et ne supporte pas les excès de chaleur (15 à 20°C maximum).

 Agit contre : ammoniac, xylène, formaldéhyde

Entretien : quand la température le permet, mettez-la à l'extérieur ; il est possible de la mettre en terre en été, si vous la remettez en pot avant l'hiver ; besoins importants en eau : il est possible d'immerger le plant puis de l'égoutter

Conseils : lumière vive mais pas de soleil direct ; si les feuilles sèchent puis tombent c'est que la température est trop élevé.

Cuisine - Pièces humides - Salle de Bains

L'anthurium

Extrêmement efficace pour éliminer l'ammoniac, dans une moindre mesure pour le xylène. Il aime beaucoup la lumière si l'on souhaite prolonger sa floraison. Il n'apprécie pas vraiment les variations de température, habitué à la douceur du climat des forêts tropicales. Il se plaît dans les pièces humides comme la cuisine ou la salle de bains, où l'hygrométrie bénéficie à son développement.

 Agit contre : ammoniac, xylène, formaldéhyde

Entretien : températures constantes entre 18 et 22 °C ; pulvérisation d'eau régulière sur le feuillage ; réduire les arrosages en hiver permet par contre de stimuler la floraison

Conseils : rempotez la plante en début d'été en utilisant du terreau et de la tourbe, lorsque les racines débordent du pot en coupant celles qui sont au fond du pot

Cuisine - Chambre - Salle de Bains

Le Lierre

Il apportera un peu de verdure à votre intérieur avec ses jolies feuilles triangulaires d'un vert soutenu. Il sera parfait dans toutes les pièces, mais en particulier là où le formaldéhyde peut être présent en quantités importantes.

Agit contre : le lierre hedera helix est efficace pour le formaldéhyde et dans une moindre mesure pour le toluène, le benzène, le xylène et le trichloréthylène

Entretien : de culture facile, peu exigeant en eau et en lumière, ne craint pas les courants d'air ; le lierre n'apprécie d'ailleurs pas les excès d'eau (provoquant un jaunissement du feuillage), mais il est tout de même utile de vaporiser régulièrement le feuillage afin que la plante ne se dessèche pas.

Conseils : évitez les emplacements chauds et secs (développement d'acariens).

Pièces humides (salle de bains - Cuisine)

Le Phalaenopsis

Même si le phalaenopsis ne fait pas partie des plantes les plus efficaces pour dépolluer l'air intérieur, il absorbe une grande quantité de formaldéhyde. Appréciant la lumière, l'humidité et la chaleur (16° minimum), cette orchidée se plaira particulièrement dans la cuisine ou la salle de bains. Celle que l'on surnomme l'orchidée papillon, du fait de la forme de ses fleurs, doit être soignée avec précaution, notamment à cause de ses racines aériennes, qui captent l'humidité de l'air ambiant.

Agit contre : formaldéhyde

Entretien : apportez de l'engrais pour orchidées, distribué avec l'arrosage (deux fois par semaine au maximum) ; vaporisez les racines aériennes dans les pièces chaude.

Conseils : après la floraison, laissez sécher la hampe florale puis racourcissez-la ; pas d'exposition aux courants d'air qui diminuent les chances de floraison... et de la patience !

Pièces peu aérées

Le Poinsettia

En hiver, le poinsettia absorbera les grandes quantités de formaldéhyde qui s'accumulent dans les pièces peu aérées. C'est la période idéale pour adopter cette belle plante aux bractées rouge, rose ou blanche.

 Agit contre : formaldéhyde

Entretien : le poinsettia s'épanouit à une température compris entre 16 et 18°C, au-delà sa croissance sera ralentie. Elle a besoin de beaucoup de lumière, il vaut mieux donc la placer près d'une fenêtre ; arrosez régulièrement pour maintenir le terreau humide en la plaçant sur une coupelle remplie de billes d'argiles que vous maintiendrez humides.

Conseils : soyez attentif aux attaques de mouches blanches ; si les traitements biologiques ne fonctionnent pas, mieux vaut se débarrasser de la plante avant qu'elle ne contamine ses voisines.

 Voilà, vous savez tout, à vous de choisir laquelle de ces belles vous préférez et surtout évitez tout polluant inutile... il y en a déjà tellement !

Préférez l'utilisation de produits naturels (huiles essentielles, bicarbonate, vinaigre blanc), vous ferez faire des économies à votre porte-monnaie et à ... votre santé !

Toute la maison

Le Chrysanthème

Efficace partout

C'est bien dommage que Le chrysanthème ne soit connu et apprécié que pour orner les cimetières car c'est un redoutable ennemi pour plusieurs polluants. Il est donc possible de le placer sur les rebords des fenêtres de toutes les pièces de la maison et vous pouvez même le sortir occasionnellement la nuit, en évitant toutefois les températures trop fraîches.

L'inconvénient est que cette fleur se conserve le temps d'une saison, pendant laquelle elle fleurira cependant abondamment si vous lui laissez la fraîcheur qui convient à son épanouissement.

Agit contre : ammoniac, benzène, formaldéhyde

Entretien : apprécie des températures assez fraîches la nuit (5 à 10 °C), plus élevées le jour (16°C maximum) et une lumière vive

Conseils : arrosez régulièrement et abondamment pour maintenir la floraison (une immersion du plant dans l'eau est possible par exemple)

En conclusion (et pour en ajouter quelques autres) :


Pour la cuisine :

Rhapis, Anthurium (ammoniac), Dracaena (xylène et benzène), Chlorophytum (monoxyde de carbone)

Le séjour :

Ficus, Philodendron arborescent, Dracaena marginé (formaldéhyde), Arbre pieuvre, Sansevière, 

Le bureau :

 Aglaonema (benzène),

La chambre :

Figuier pleureur (formaldéhyde), Palmier bambou (benzène)

Et, contrairement à une idée reçue répandue, il n’y a pas de risque à mettre une plante verte dans une chambre : les plantes ne nous volent pas notre oxygène ! Même si elles respirent comme nous et rejettent du gaz carbonique la nuit, c’est infime. Bien sûr, il ne faut dormir dans une chambre sans aucune aération, entouré d'une forêt de plantes vertes.

La salle de bains :


Croton et fougère de Boston (formaldéhyde), palmier bambou (benzène).


Mais avant que votre maison ne ressemble à une forêt tropicale, Il existe des gestes élémentaires simples, comme aérer les pièces de la maison (15 minutes le matin), ne pas boucher les aérations, lutter contre l'humidité, limiter le recours aux produits d'entretien ménagers... Et oui pourquoi ne pas abandonner le pire et tous ces produits que vous utilisez tous les jours  (lingettes, aérosols, insecticides, désodorisants, liquides nettoyants de toute sorte...) pour revenir à des produits sains comme le vinaigre blanc, le savon de Marseille, le Bicarbonate de soude et autres huiles essentielles ? Cela ferait faire des économies à votre porte-monnaie et ... à votre santé !

Mais au fait... Comment cela fonctionne-t-il ?

Dans un premier temps, la plante respire en convertissant le gaz carbonique en oxygène, grâce au processus de la photosynthèse (vous vous rappelez, les cours de sciences ?). Ensuite, la plante transpire, ce qui augmente l'hygrométrie, favorisant de ce fait un air plus sain. Enfin, les plantes dépolluent l'air ambiant en captant par leur feuillage, leurs racines et les micro-organismes présents dans la terre, les produits toxiques volatils qui les entourent. C'est grâce aux stomates, présents sur les feuilles des plantes, que les échanges gazeux entre la plante et l'atmosphère ont lieu : seuls les composés volatils de faible poids moléculaire peuvent emprunter cette voie. La plante purifie ainsi l'air ambiant.

Il faut noter que certaines plantes sont plus efficaces que d'autres pour traiter ces polluants ; en outre, il s'avère que l'activité de dépollution sera de plus en plus efficace avec le temps : plus vous conserverez vos plantes, plus ces dernières seront actives.

Alors convaincu(e)s ? Voilà, une petite liste de ces jolies belles à adopter et ... que pour le meilleur !